REPORTAGE J.E. - COMPTEURS INTELLIGENTS

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pictureTel qu'indiqué dans un article du Journal de Montréal du 22 novembre 2013, Hydro-Québec veut réduire les pénalités (disponible au http://bit.ly/IgvZHh)

« Devant la contestation liée à l'implantation de ses nouveaux compteurs, Hydro-Québec veut réduire les frais associés au refus de l'appareil. La société d'État demande ainsi à la Régie de l'énergie une autorisation, afin qu'elle puisse diminuer la pénalité pour les clients qui ne souhaitent pas que soit installé un compteur de nouvelle génération à leur résidence. »

À noter toutefois qu'Hydro-Québec a déposé à la Régie de l'énergie (voir au http://bit.ly/1b6V3x5) une demande d'approbation pour les Phases 2 et 3 (dont il est largement question dans le Bulletin #32 de la CQLPE disponible au http://www.cqlpe.ca/Bulletins/Numero32.htm), dans laquelle il n'est nulle part question d'abaisser le montant exorbitant de ce que M. Vandal qualifiait (dans la version originale de ce reportage du JE modifié par la suite) de «pénalités» - comme dans «punition» pour refus de se plier à ce qui nous est imposé.

Dans un communiqué de presse publié par l'AQLPA le 19 novembre (et disponible au http://bit.ly/1cFP4vU), on y dénonçait dans les termes suivants le peu d'empressement d'Hydro-Québec à accorder la gratuité du droit de retrait tel que réclamé à l'unanimité en mai 2013 par les députés de l'Assemblée nationale du Québec -- en y dénonçant d'abord un premier revirement d'Hydro-Québec qui semblait auparavant vouloir revenir sur sa promesse de réduire les frais liés au droit de retrait...

« Une semaine après s'être déclarée ouverte à réduire les frais qu'elle charge aux clients qui optent pour un compteur sans émission de radiofréquences chez eux, Hydro-Québec fait volte-face. Elle s'oppose désormais à ce que la Régie de l'énergie examine la réduction de ces frais pour l'année 2014-2015 dans le cadre de sa cause tarifaire annuelle.C'est ce revirement surprenant qu'Hydro-Québec a communiqué le 15 novembre 2013 à la Régie de l'énergie dans le cadre de son dossier chargé de réviser les frais et tarifs pour 2014.

On se souvient que l'Assemblée Nationale, le 29 mai 2013, avait unanimement demandé à Hydro-Québec « d'évaluer d'autres options afin de ne pas pénaliser financièrement ses clients qui ne veulent pas de compteurs "intelligents" et leur offrir le choix d'un autre type de compteur sans leur imposer des frais punitifs qui sont actuellement de [137] $ à l'installation et de 206 $ annuellement. » De surcroît, une trentaine de municipalités avaient logé des demandes similaires. Madame la ministre des Ressources naturelles du Québec, Martine Ouellette, avait également demandé à Hydro-Québec d'analyser de nouvelles solutions en ce sens. Et plus récemment, ce sont tous les députés des Laurentides qui ont adressé une lettre en ce sens à HQD. C'était à ces multiples demandes qu'Hydro-Québec répondait au début novembre 2013 en annonçant son ouverture à reconsidérer les frais de l'option de compteurs sans radiofréquences pour 2014.

(...) Les nouveaux compteurs à radiofréquences les soumettraient à des émissions pulsées toutes les 5 à 60 secondes (entre 1 440 et 2 880 fois par jour), à un niveau supérieur à celui pour lequel des études scientifiques ont constaté des effets biologiques même après de courtes durées d'exposition. De plus en plus de voix s'élèvent dans les milieux internationaux de la santé publique pour appliquer le principe de précaution.

(...) L'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et de Stratégies Énergétiques (S.É.) rappellent que c'est en décembre 2013 que la Régie de l'énergie tiendra ses audiences publiques pour déterminer les tarifs et frais d'Hydro-Québec pour l'année 2014. L'AQLPA et SÉ inviteront donc la Régie, malgré l'opposition d'Hydro-Québec, à réexaminer les frais que doivent payer les clients pour obtenir des compteurs sans radiofréquences, afin que ceux-ci soient réduits, voire même qu'ils soient abolis, comme c'est déjà le cas au Vermont.»